Un économat où chaque plein et chaque bouteille ont un nom et une heure
Une entreprise d'activités nautiques suivait l'essence de ses bateaux et ses boissons dans deux classeurs Excel. Pour son service économat, une application web est en construction : pleins saisis au dock sur téléphone, inventaire compté sans voir le chiffre attendu, chaque action tracée.
Le point de départ
Deux classeurs Excel (essence, boissons) et une feuille papier, relus feuille par feuille avant d'écrire une ligne de code.
- Des pleins au forfait. Pour une partie des bateaux, chaque case remplie valait un plein fixe, même quand on y tapait zéro.
- Un comptage du soir qui tombait juste. Presque chaque soir, le total compté égalait le stock attendu au litre près : il ne contrôlait plus rien.
- Des livraisons notées en retours. Une livraison de boissons ne s'inscrivait que le jour de l'inventaire ; les autres finissaient en retours.
- Des chiffres sans signature. Dans un classeur partagé, rien n'oblige à dire qui a saisi une ligne.
- Un suivi difficile à tenir à la main. Sorties, retours, casse : sur un tableur, le suivi des boissons repose tout entier sur la personne qui le tient.
La direction voulait aussi savoir si les relevés sont faits, et repérer les écarts.
Ce qui a été construit
Une application web pensée d'abord pour le téléphone : les agents saisissent, les responsables (direction, RH, responsable d'exploitation) valident et contrôlent.
Au dock
- La grille des pleins : une ligne par bateau, une colonne par créneau, le plein habituel du bateau proposé d'office.
- Boissons, retours, casse : chaque geste a son bouton. Un retour reprend la sortie, une casse garde son motif.
Le soir
- « Reste à relever » nomme les familles encore sans saisie ; une journée calme se déclare d'un bouton.
- L'inventaire se compte sans voir le stock attendu, puis un responsable le valide : chaque écart devient une écriture datée.
Les commandes
- De la demande à la livraison : l'agent demande, un responsable valide et passe la commande au fournisseur.
- À la réception, on confirme ce qui est dans le carton, et le stock monte tout seul.
Pour les responsables
- Alertes : stock sous le seuil, relevé oublié, inventaire à faire, livraison en retard.
- Contrôles : écart d'inventaire, petit manque qui s'accumule, consommation inhabituelle d'un bateau, casse inhabituelle.
- Réglages : bateaux, produits et fournisseurs s'ajoutent sans développeur.
Une journée avec l'outil
Le parcours type d'un agent, d'après l'aide intégrée à l'application.
-
1
Prise de poste : l'accueil montre les alertes et ce qui reste à relever.
-
2
Un bateau part : « + Plein » dans sa case, on vérifie la quantité proposée, on enregistre.
-
3
Les boissons embarquent : bateau, créneau, quantités. Le bateau se rechoisit à chaque envoi.
-
4
Le bateau rentre : dans « À rendre », on tape ce qui revient.
-
5
Le soir : l'essence se compte par contenant (bidon, jerricane, fût, cuve), et les familles calmes se déclarent sans activité.
-
6
Ensuite, un responsable valide l'inventaire ; en cas d'alerte d'écart, il note ce qu'il a vérifié.
Les garde-fous
- Chacun son compte. Les responsables créent les comptes, avec un mot de passe provisoire à changer à la première connexion. Sur une tablette partagée, l'écran dit qui saisit.
- Chacun ce qui le concerne. Un agent ne voit que ses propres saisies, jamais le nom d'un collègue ; les responsables voient tout. Le filtre est appliqué par le serveur.
- Rien ne s'efface. Une erreur se corrige par une écriture inverse, signée, réservée aux responsables.
- Pas de doublon. Un double appui, ou un envoi répété après une coupure, n'est compté qu'une fois.
- Un journal que personne ne retouche. Chaque action et chaque connexion : qui, quand, valeur avant et après. « Vérifier l'intégrité » détecte une retouche faite directement dans la base.
- Les données. Une base propre à l'entreprise, et aucune IA dans l'outil. Le lieu d'hébergement se décide avec le client.
- Ce qu'il ne fait pas. Il ne valide aucun inventaire seul, et ne gère pas les prix d'achat.
Ce que ça change
Rien à annoncer pour l'instant : l'outil n'est pas en service, et aucun gain ne sera publié avant d'être constaté.
Plusieurs règles sont venues du client en cours de route, et l'outil les applique déjà : toutes les familles se relèvent chaque jour, un agent ne voit que ses saisies, l'application se lit en entier sur téléphone.
Avant la mise en service restent l'envoi des alertes par e-mail, l'export vers Excel, les sauvegardes, et un inventaire complet le jour de la bascule.
Pour qui c'est pertinent
Base nautique, location de bateaux, flotte de véhicules : même principe, un plein par engin et par créneau. Et plus largement, tout stock tenu dans un tableur que chacun remplit à sa façon.
PME dont les outils ne se parlent plus
Le stock vit dans un fichier à part : ce cas type montre comment remettre de l'ordre.
Commerçants
Une réserve, des livraisons à pointer, de la casse.
Restaurateurs
Des boissons qui sortent, reviennent, se cassent ou s'offrent.
Applications métier
Le service dont vient cet outil, quand aucun logiciel du marché ne suit vos règles.
Logiciel du marché ou outil sur mesure ?
Huit questions pour le savoir, sans email.
Mettre votre besoin par écrit
Le générateur de cahier des charges, gratuit.
Les autres missions : toutes les réalisations →
Questions fréquentes
Mes agents ont-ils besoin d'un ordinateur pour saisir ?
Peut-on reprendre nos fichiers Excel ?
Est-ce que l'outil sert à surveiller les salariés ?
Technologies : C# et .NET 10 côté serveur, React et TypeScript pour les écrans, PostgreSQL pour les données.